Quels sont les différents types de faux documents ?

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Selon l’étude de Finovox menée avec l'institut de sondage Selvitys en 2026, 13 % des Français déclarent avoir déjà fraudé via un faux document pour en tirer un avantage personnel. La fraude documentaire peut prendre différentes formes : contrefaçon, falsification ou encore pseudo-document. Et ces pratiques peuvent intervenir lors de l’entrée en relation avec un client, au moment d’une demande de financement ou lors d’une indemnisation. Alors, distinguer ces différents types de faux documents ? Quels documents sont concernés et comment les identifier ? Découvrez leurs caractéristiques pour mieux comprendre les risques pour votre entreprise.

Qu’est-ce qu’un faux document ?

Un faux document désigne tout document créé et modifié par un individu dans le but de tromper, d’obtenir des avantages illégitimes ou encore de commettre des activités criminelles. Il peut s’agir d’un document entièrement inventé, d’une reproduction non autorisée ou d’un document authentique dont certaines informations ont été modifiées : identité, montant, date ou coordonnées bancaires, par exemple.

Tous les types de documents peuvent constituer un faux. En effet, la fraude documentaire concerne aussi bien les documents dits « normés », comme les cartes d’identité, les passeports ou les permis de conduire dont le format et la structure suivent des standards définis. Que les documents dits « non normés », comme les factures, les devis ou les bulletins de salaire, dont la présentation varie selon l’émetteur.

Pour protéger un dossier, il faut donc examiner à la fois le document, les informations qu’il contient et le contexte dans lequel il est présenté.

💡 Le saviez-vous ?

‍On estime que cette fraude est la troisième plus grande industrie criminelle au monde, après le trafic de stupéfiants et la prostitution, selon la Revue Banque.

Les 5 différents types de faux documents 

On distingue différents types de faux documents. Voici les cinq principaux, selon Interpol :

La contrefaçon

La contrefaçon désigne la reproduction non autorisée d’un document authentique. Le faux imite l’apparence d’un document existant, sans avoir été délivré par l’autorité compétente.

Il s’agit par exemple de la reproduction d’une carte d’identité qui n’aurait pas été délivrée par le gouvernement. Aujourd’hui, plusieurs outils accessibles en ligne permettent de délivrer ces fausses CNI.

La falsification

La falsification désigne l’altération d’un document authentique. L’altération peut concerner un nom, une date, un montant ou encore des coordonnées bancaires.

Par exemple, un individu peut transmettre un bulletin de salaire dont le revenu a été augmenté afin d’appuyer une demande de crédit à la consommation. Dans un parcours d’indemnisation, il peut s’agir d’une facture dont le montant a été gonflé.

Le pseudo-document

Appelé aussi document généré, il désigne un document qui a été créé de toute pièce par un fraudeur dans le but de se faire passer pour un document officiel. Il peut notamment prendre la forme d’un document d’identité attribué à une autorité fictive.

Par exemple, un voyageur peut présenter un prétendu passeport délivré par une organisation qui n’est pas habilitée à émettre des documents de voyage.

Un document créé de toutes pièces ou généré par intelligence artificielle n’est donc pas automatiquement un pseudo-document : sa catégorie dépend de ce qu’il prétend être.

Le document authentique obtenu de manière frauduleuse

Dans ce cas, le document a bien été délivré par une autorité compétente, mais son obtention repose sur de fausses informations ou des justificatifs frauduleux.

C’est le cas si une personne obtient un véritable document d’identité en présentant de faux justificatifs lors de sa demande. Le document délivré est authentique, mais les conditions de son obtention sont frauduleuses.

L’usage frauduleux de documents authentiques

Un document authentique peut être utilisé par une personne qui n’en est pas le titulaire. Aucune modification du document n’est nécessaire : la fraude repose sur son utilisation pour se faire passer pour quelqu’un d’autre. On l’appelle aussi usurpation d’identité. 

Un individu malintentionné peut utiliser une carte d’identité volée pour souscrire un service au nom de son titulaire. Des contrôles complémentaires, comme la recherche de documents d’identité signalés perdus ou volés, permettent d’enrichir l’analyse du risque.

Quels faux documents peuvent faire l’objet d’une fraude documentaire ?

Les différentes formes de fraude peuvent concerner aussi bien des documents normés que des documents non normés. 

Selon l’étude menée par Finovox en 2026, les justificatifs de domicile (33 %), les factures (24 %) et les certificats médicaux (20 %) sont les 3 documents les plus fréquemment cités par les répondants déclarant avoir déjà commis une fraude documentaire. 

Voici les six premières catégories :

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Justificatif de domicile 33 %
Facture 24 %
Certificat médical 20 %
Permis de conduire 15 %
Contrat de travail 12 %
Fiche de paie 12 %

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Ces pièces peuvent intervenir dans différents parcours : un justificatif de domicile falsifié lors de l’entrée en relation, un bulletin de salaire modifié pour obtenir un financement ou une facture manipulée dans le cadre d’une fraude à l’indemnisation.

Quels sont les risques de la fraude documentaire pour l’entreprise ?

Qu’il s’agisse d’une pièce d’identité contrefaite, d’un bulletin de salaire falsifié ou d’une facture fictive, un document frauduleux peut fausser les décisions de l’entreprise. Les conséquences peuvent être multiples :

  • Un préjudice financier : accorder un financement sur la base de revenus falsifiés, verser une indemnisation injustifiée ou transférer des fonds vers des coordonnées bancaires frauduleuses peut entraîner des pertes.
  • Un préjudice réputationnel : une fraude, notamment lorsqu’elle implique une usurpation d’identité, peut fragiliser la confiance des clients et des partenaires.
  • Des coûts opérationnels et des litiges : vérifier les pièces suspectes, mener des investigations et traiter les contestations mobilise les équipes et peut allonger les délais de traitement.

Pour approfondir ces conséquences, découvrez notre article sur les risques de la fraude documentaire pour votre entreprise.

Comment détecter les différents types de faux documents ?

Pour vérifier les différents types de faux documents, les contrôles à effectuer dépendent du document et de la fraude recherchée.
Une facture dont le montant a été modifié ne présente pas les mêmes indices qu’une pièce d’identité authentique utilisée par un tiers.

Pour identifier les documents suspects, plusieurs vérifications se complètent :

  • Examiner les informations du document : rechercher des incohérences dans les dates, les montants, l’identité ou les coordonnées de l’émetteur.
  • Croiser les pièces du dossier : vérifier que les informations concordent entre les justificatifs et avec les données connues du client.
  • Analyser l’intégrité du fichier : repérer des indices de retouche visuelle ou de modification numérique qui peuvent échapper à un examen à l’œil nu.
  • Vérifier la provenance et l’utilisation du document : s’assurer, lorsque cela est possible, qu’il provient bien de l’émetteur indiqué et qu’il est présenté par la personne concernée.

Une anomalie ne suffit pas, à elle seule, à conclure à une fraude. Elle doit être examinée dans son contexte et peut nécessiter des vérifications complémentaires pour confirmer ou lever les suspicions.

Pour approfondir ces méthodes, découvrez comment reconnaître un faux document.

Comment Finovox accompagne la détection des faux documents ?

Développée grâce à notre intelligence artificielle propriétaire, notre solution, disponible en format API ou SaaS, permet d’analyser 100% des documents afin de détecter une potentielle fraude.
Plus exactement, Finovox associe traitement documentaire, contrôles métier, analyse de fraude et investigation au sein de quatre briques complémentaires.

Le Document Processing prépare les pièces, les classe et extrait les informations utiles des dossiers. Puis le Document Validation vérifie leur conformité aux critères métier et leur concordance avec les données internes ou externes.

La Fraud Analysis examine la cohérence et l’intégrité des documents pour rechercher des indices de falsification : informations contradictoires, retouches visuelles ou modifications numériques. Lorsqu’une suspicion nécessite un examen approfondi, la Case Investigation aide les équipes à comprendre les anomalies, à examiner les éléments concernés et à confirmer ou lever les doutes. Les rapports produits permettent de documenter les analyses et d’appuyer les décisions.

Cette chaîne accompagne vos parcours d’onboarding et de KYC, de financement et d’indemnisation, de la réception des documents à l’investigation des dossiers suspects.

Vous souhaitez renforcer vos contrôles documentaires ?

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