Les fraudes les plus courantes en 2026

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Entre 2024 et 2026, la proportion de Français ayant déclaré avoir falsifié un document au moins une fois est passée de 10,8% à 13%. Ce chiffre, issu des études Finovox menées auprès de plus de 8 000 répondants dans 8 pays européens, n'est pas un cas isolé. En effet, la même tendance s'observe partout, avec des taux qui varient mais une direction commune. Les fraudes se diversifient, les outils se démocratisent, et la crainte d'être détecté diminue.

Découvrez les principales formes de fraude documentaire en 2026 (fraudes bancaires, fraude à l'assurance, fraude à l'identité et fraudes du quotidien), à partir des données collectées en France, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suède.

Intelligence artificielle et dématérialisation : les nouveaux outils de la fraude

Pendant longtemps, falsifier un document nécessitait un certain savoir-faire, mais ce n’est désormais plus le cas. 

Au sein de l’étude Finovox, l’IA générative et la dématérialisation des échanges ressortent comme les deux facteurs les plus fortement associés à l’évolution de la fraude. 

Cette hausse s’accompagne d’une banalisation du passage à l’acte.
Photoshop, Word, Canva ou encore les éditeurs PDF en ligne sont aujourd’hui accessibles, souvent gratuits, et permettent de produire facilement des documents falsifiés, visuellement convaincants, sans compétences techniques particulières. 

La transformation la plus importante concerne le rapport au risque des fraudeurs, qui a profondément changé de nature entre 2024 et 2026. 

En 2024, 69% d'entre eux déclarent ne pas connaître les conséquences légales de leurs actes. En 2026, 64% fraudent en pleine conscience, sans crainte. Et 65% se disent prêts à recommencer, contre 3% deux ans plus tôt. 

Nous sommes passés d’ignorance à une indifférence assumée.

Les fraudes bancaires : le secteur le plus exposé en 2026

Le secteur bancaire est particulièrement touché par la fraude documentaire. En Europe du Nord, il figure parmi les plus exposés.

La banque est souvent le point d'entrée d'une chaîne frauduleuse plus large : un RIB falsifié ouvre la voie à un virement détourné, une identité usurpée permet d'ouvrir un compte sous un faux nom. 

Selon Julien Lasalle, Directeur adjoint des études et surveillance des paiements à la Banque de France, dans notre webinaire : « La fraude documentaire constitue souvent la porte d'entrée d'une fraude aux moyens de paiement. »

Mais alors, quelles sont les différentes fraudes dans le système bancaire ? On fait le point. 

Le phishing : menace silencieuse 

Le phishing consiste à envoyer un e-mail, un SMS ou parfois à passer un appel en se faisant passer pour un organisme de confiance afin de pousser la victime à transmettre des données personnelles ou bancaires. 

Le message paraît souvent crédible, ce qui rend l’arnaque efficace.

Bon à savoir : 

le dispositif national d’assistance aux victimes de cyber malveillance donne trois conseils 

  • ne jamais transmettre ses mots de passe ou coordonnées bancaires par message ou téléphone
  • vérifier les liens avant de cliquer 
  • contacter directement l’organisme concerné en cas de doute

En cas de suspicion, pensez aussi à prévenir votre banque, changer vos mots de passe et signaler le message via Phishing Initiative ou Signal Spam.

La fraude au virement bancaire

La fraude au virement bancaire, aussi appelée fraude au faux RIB repose sur un principe simple : remplacer l’IBAN légitime par celui du fraudeur. Le virement est ensuite redirigé. 

Pour limiter ce type de fraude, la France a renforcé son cadre avec la création en 2025 d’un fichier national des IBAN frauduleux, obligeant les entreprises à vérifier davantage les coordonnées bancaires.

Le spoofing et les faux conseillers bancaires

Le spoofing pousse la logique de l'usurpation encore plus loin : le fraudeur se présente avec le numéro de téléphone ou l'adresse officielle d'une banque, et la victime, persuadée d'avoir affaire à son conseiller, finit par divulguer ses codes ou valider une opération. 

Les fraudeurs reproduisent souvent tous les codes d'un véritable service bancaire (musique d’attente, faux superviseurs, scripts préparés), ce qui rend ces appels particulièrement difficiles à identifier en temps réel.

La fraude à la carte bancaire et aux moyens de paiement

La carte bancaire représente une part importante de la fraude bancaire. 

En Belgique, elle s’élève à 28% des documents fraudés.

Les méthodes de fraude sont variées : 

  • Paiements en ligne avec des données volées
  • Faux e-mails bancaires imitant des alertes de sécurité
  • Skimming : clonage de la puce ou de la bande magnétique d'une carte via un lecteur frauduleux installé sur un distributeur ou un terminal de paiement

Ces techniques exploitent toutes le même point faible : la difficulté à vérifier en temps réel la légitimité d'une transaction ou d'un document.

La fraude à l'assurance : entre sinistres fictifs et arrêts de travail falsifiés

Fraude à l’assurance auto et habitation

La fraude à l'assurance dommages (auto, habitation, responsabilité civile) reste l’une des formes les plus répondues de fraude documentaire.
Par exemple, en Belgique, elle représente près de 20% des cas recensés, et 24% en Allemagne. 

Les méthodes sont variées : faux sinistres, accidents simulés, dommages volontairement exagérés ou encore factures de réparation modifiées. L’enjeu est toujours le même : donner une apparence de légitimité à la demande d’indemnisation.

Dans le secteur de l’assurance automobile, la fraude peut aussi intervenir dès la souscription du contrat. Certains assurés transmettent des documents falsifiés comme un permis de conduire ou une carte grise afin d’obtenir un contrat ou de réduire le montant de leur prime d’assurance. 

D’autres fraudes apparaissant au moment du sinistre comme des dégâts exagérés, des faux vols de véhicule ou encore des factures de réparation modifiées pour obtenir une indemnisation plus importante.

Fraude à l’Assurance maladie

La CNAM a détecté et stoppé 723 millions d'euros de fraudes en 2025, soit une hausse de 15% par rapport à 2024 et trois fois plus qu'en 2021. Un record qui reste pourtant bien en dessous de la réalité : la Cour des comptes estime le montant total à plusieurs milliards d'euros.

Contrairement aux idées reçues, les assurés ne représentent pas la part la plus importante ! 

Ce sont les professionnels de santé qui concentrent près des trois quarts du total, avec notamment les centres de santé (138 millions d’euros), les audioprothésistes (86 millions) et les transporteurs sanitaires (62 millions).

Du côté des assurés, la fraude aux arrêts de travail reste la plus significative : 49 millions d'euros détectés en 2025, dont 34 millions de faux arrêts. La fraude aux ordonnances suit la même tendance, portée par la généralisation des prescriptions dématérialisées.

Le certificat médical occupe aussi une place importante dans ces mécanismes. Il figure parmi les documents les plus falsifiés en Espagne (31%) et en Italie (29%), notamment dans des dossiers liés aux arrêts de travail ou à certains sinistres corporels.

La fraude du quotidien : la plus banale mais la plus répandue

La fraude du quotidien reste la plus répandue en Europe. 

Qu’il s’agisse de falsifier une pièce d’identité pour obtenir un abonnement à tarif réduit ou d’utiliser un pass Navigo frauduleux, ces pratiques reposent moins sur des montages sophistiqués que sur des opportunités perçues comme simples et peu risquées.

Cette logique apparaît particulièrement en France et au Royaume-Uni, où plus d’un tiers des fraudeurs évoquent avant tout le gain de temps ou l’évitement de contraintes administratives.

Les chiffres vont dans le même sens : 82% des fraudeurs français disent avoir réussi. 

Les faux diplômes illustrent bien cette banalisation. Ils permettent d’obtenir un poste sans avoir les qualifications requises ou de viser une rémunération plus élevée. 

La fraude à l'identité : quand l'IA efface les dernières barrières

L'usurpation d'identité, c'est-à-dire utiliser le nom, la date de naissance, le numéro de sécurité sociale ou les données bancaires d'une autre personne à des fins illicites, représente presque 22% des fraudes documentaires en Belgique et 19% en Italie. 

Les deepfakes permettent désormais de contourner certaines vérifications biométriques. Les faux profils sur les réseaux sociaux servent à construire une fausse crédibilité, à soutirer des informations personnelles ou à alimenter des arnaques sentimentales préalables à une fraude plus élaborée. 

Les données montrent une progression continue du phénomène plus qu’une hausse brutale. Les fraudes augmentent, les profils se diversifient, et des pratiques autrefois réservées à des acteurs organisés sont désormais accessibles à presque n’importe qui avec un ordinateur et une connexion internet. 

Pour les organisations, l’enjeu n’est plus de savoir si elles seront confrontées à des documents falsifiés, mais plutôt de disposer des bons outils pour parvenir à les détecter.

Vous souhaitez renforcer votre dispositif anti-fraude ? Demandez une démo de la solution Finovox et découvrez comment notre technologie détecte les documents falsifiés dès la souscription.

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